Article du p. MD Philippe sur l’envoi de l’Esprit-Saint

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Le sacerdoce du Christ et l’Esprit-Saint

La première affirmation, à laquelle il faut toujours revenir parce qu’elle est très forte et pleine d’espérance, est celle-ci : « Maintenant je m’en vais vers Celui qui m’a envoyé, et aucun d’entre vous ne m’interroge : Où t’en vas-tu ? Mais, parce que je vous ai dit cela, la tristesse a rempli votre cœur. Cependant moi je vous dis la vérité : Mieux vaut pour vous que moi je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le “ Paraclet ” ne viendra pas vers vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai ».(…)

La conduite de la sagesse de Dieu ne nous révèle-t-elle pas la tendresse toute spéciale du Père pour nous ? Pour que la mission du Fils bien-aimé soit parfaitement réalisée, la sagesse du Père a voulu que le Verbe s’incarne en Marie ; par sa maternité divine Marie coopère à cet envoi du Fils. De même, pour que la mission de l’Esprit Saint soit parfaitement réalisée, la sagesse du Père et du Verbe a voulu que leur Esprit Saint nous soit envoyé par le sacerdoce de Jésus, par l’acte d’offrande d’amour qu’il fait de lui-même à la Croix.

Le sacerdoce divin de Jésus, à la Croix, coopère instrumentalement à cet envoi du Paraclet. Par là nous découvrons que le Père, dans sa sagesse, en se servant de ces deux médiations, celle de Marie et celle du sacerdoce du Christ, désire nous communiquer son amour de la manière la plus intime, la plus personnelle. C’est le don du Fils bien-aimé par la fécondité maternelle de Marie, et le don de l’Esprit Saint par le sacerdoce de Jésus, par l’acte sacerdotal où il s’offre lui-même en tout ce qu’il est. Grâce à ces deux médiations, notre naissance à la vie divine a un caractère plus connaturel, elle est mariale et sacerdotale.

Père Marie-Dominique Philippe, article d’Aletheia nr 13