Témoignage d’une soeur des Pays-Bas

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Témoignage sur le père Marie-Dominique Philippe

J’ai eu la grande chance de connaître le père Marie-Dominique Philippe entre 2004 et 2006 quand j’étais Sœur de Saint Jean. Comme il était un vrai père pour moi, je le nomme dans la suite ‘père’.

Venant d’une université où le positivisme règne et où le mot ‘vérité’ n’est pas nommé (ce que chacun pensait était sa ‘vérité’ à lui), l’enseignement et la recherche de vérité du père Philippe était le début d’une libération de mon intelligence. Pendant ses cours, il m’a aidé à commencer un chemin d’ouverture à la réalité telle qu’elle est (à la place de m’enfermer dans ma propre pensée). Cette réalité est par exemple la matière avec laquelle je travaille, la personne que je rencontre et plus encore mes amis, et Dieu ultimement ; vous pouvez vous imaginer la joie profonde que je ressens grâce à cette recherche du père.

Ce qui m’a toujours profondément touchée pendant ses cours; le père Philippe n’était pas du tout quelqu’un qui faisait la leçon aux autres. Non, il cherchait avec nous. Avec ses 92 – 94 ans il nous disait qu’il n’avait pas encore eu la possibilité d’approfondir tel ou tel sujet (nous montrant son désir constant de se former) et que quand on est vieux on peut encore apprendre à aimer plus.

Un trésor de son enseignement est aussi qu’il m’aidait à ne pas étudier pour avoir plus de connaissance (combien de fois il nous disait avec force que la communauté Saint Jean n’était pas une communauté d’intellectuels). Mais que toutes les études philosophiques et théologiques sont pour être plus intelligent dans l’amour, pour aimer plus Dieu et le prochain.

En écrivant ceci sur son enseignement je me rends encore plus compte que c’était une vie qu’il m’a transmise. Et que pendant ses cours on vivait un moment fort avec lui où il se donnait complètement à nous.

Pendant les quelques rencontres personnelles que j’ai pu avoir avec lui, sa joie et sa simplicité m’ont beaucoup marquées. Je me savais aimée par lui, même s’il me connaissait très peu. Un grand don étaient les quelques confessions avec lui; l’amour et la miséricorde de Dieu étaient ‘tangibles’.

Dans ma vie je n’ai pas pu connaître Marthe Robin personnellement. Mais par plusieurs conférences données par le père sur elle, elle est devenue quelqu’un de vivant pour moi. Parce que le père Philippe nous parlait d’elle avec un grand amour et respect, sur sa vie intime avec Dieu et la Vierge Marie, et sur les rencontres personnelles qu’il a eu avec elle.

Une soeur des Pays-Bas