Notes de lecture du p. MD Philippe, sur saint Thomas d’Aquin

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Saint Thomas

Il y a chez saint Thomas un regard contemplatif extrêmement net, qui seul peut faire comprendre ce qu’est la théologie de saint Thomas. C’est bien pour cela que l’Eglise considère saint Thomas comme le « docteur commun », c’est-à-dire celui qui est « docteur » pour toute l’Eglise, qui a une place particulière en raison de la limpidité de son regard, de sa pénétration du mystère de la foi, du mystère de la Révélation. Quand on lit saint Thomas, on est toujours frappé de voir qu’il disparaît, en ce qu’il y a d’individuel, devant la Révélation elle-même. C’est le mystère de Dieu qui l’intéresse. C’est du reste ce qu’on rapporte de lui: « Je cherche Dieu. » Le seul désir du jeune Thomas d’Aquin, dès son enfance, était de connaître Dieu. Et c’est resté le seul désir de toute sa vie: connaître Dieu et vivre de lui, par Jésus et en Jésus, Fils bien-aimé du Père et Dieu lui-même, qui nous conduit au Père.

Tout l’effort de saint Thomas est donc de mettre son intelligence, très pénétrante, très métaphysique (en ce sens qu’elle cherche la vérité à travers tout, plus que tout) au service de la parole de Dieu, pour aller le plus loin possible dans la contemplation du mystère de Dieu. (…)

Chez saint Thomas, le génie est dans une recherche verticale de Dieu. Saint Thomas est le contemplatif qui n’a qu’un seul désir : connaître Dieu, en sachant que plus il connaîtra Dieu, plus il découvrira l’homme à l’image de Dieu et la profondeur de l’âme spirituelle, ce qu’est l’intelligence, comment l’intelligence a une autonomie dans la recherche de la vérité ; et comment l’intelligence a reçu de Dieu la lumière qui lui permet d’avoir cette force et cette fidélité dans la recherche de la vérité.

Père Marie-Dominique Philippe, « Les trois Sagesses »