Notes d’homélie du p. MD Philippe, sur l’Epiphanie

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Fête de l’Epiphanie

Le mystère de l’Incarnation est pour toute l’humanité, pour tous les hommes, et cet aspect universel nous est manifesté par l’Epiphanie. C’est Dieu qui parle au cœur de ces savants, de ceux qui cherchent la vérité, pour nous faire comprendre que tous ceux qui cherchent la vérité, qui mettent toute leur vie au service de cette recherche, sont « alertés » par Dieu d’une façon très spéciale : ils ont besoin d’un signe. Les petits bergers n’en n’avaient pas besoin, parce que la foi implique une croyance immédiate : Dieu parle, Dieu est là. Mais les intellectuels ont toujours besoin de signes, et Dieu leur en donne. (…)

Les mages, nous avons toujours besoin de les regarder de très près pour nous mettre à leur école, pour accepter de continuer notre route avec eux, parce que nous voulons, nous aussi, aller adorer Jésus et lui offrir l’or, l’encens, la myrrhe. Offrir à Dieu tout ce que nous pouvons avoir de grand, de beau : l’or ; tout ce qui en nous est quelque chose de sacré et dépasse toutes les recherches humaines : l’encens, que l’on n’offre qu’à Dieu, et qui doit brûler notre cœur ; et la myrrhe : toutes les souffrances, toutes les douleurs. Tout offrir à Dieu, être entièrement brûlés dans cette recherche toute tournée vers Dieu, c’est cela que les mages nous apprennent ; ils nous apprennent à être des chercheurs « divins » et à ne rien garder pour nous. L’or, l’encens, la myrrhe : toute notre intelligence, tout notre cœur, toute notre vie, doivent être donnés à Dieu, inlassablement.

Père Marie-Dominique Philippe, Homélie, 6 janvier 2005