Extrait d’un article du p. MD Philippe, sur l’espérance eschatologique

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L’espérance eschatologique

Il nous faut découvrir cette grâce inouïe que Jésus nous fait, de nous donner l’intelligence de son retour pour que nous puissions vivre pleinement ce retour et être tout entiers à Jésus dans cette lumière. Il faut que nous attendions Jésus « avec nos lampes allumées »1, vigilants pour recevoir celui qui vient nous purifier2. C’est une très grande grâce qui nous permet de saisir cette présence de Jésus comme ce qui, pour nous, est l’essentiel : il est déjà là et il « viendra » de plus en plus, en nous faisant comprendre que, « pour ceux qui aiment son Avènement »3, sa venue sera une venue de lumière et de miséricorde, de tendresse et de force.(…)

Jésus nous devance, il vient au-devant de nous, et son retour est enveloppé de la miséricorde de Marie. La première venue du Christ a été désirée et vécue par Marie, cette petite enfant cachée au milieu des hommes. De même il y aura, pour annoncer la seconde venue du Christ, une présence des enfants de la Vierge Marie, une présence qui anticipe son retour. (…)

Quand reviendra-t-il dans sa gloire, « sur les nuées du ciel »4 ? Nous n’en savons rien, et la question du temps est secondaire. Ce qui est premier, c’est sa présence qui doit tout prendre en nous et ouvrir de plus en plus notre cœur et notre intelligence à sa lumière. Il veut transformer chacun de nous en un fils bien-aimé qui ne vit que de l’attraction de son Père : voilà l’essentiel de notre vie.

Que Marie, « l’étoile qui annonce le soleil », nous maintienne dans cette attente, dans cette espérance. Ne soyons pas de ceux qui refusent cette lumière que nous donne Marie. « L’Esprit et l’Epouse disent : “Viens !” (…) Amen, viens, Seigneur Jésus ! »5.

Père MD. Philippe, Article paru en juin 1997

1 Cf. Lc 12, 35.

2 Cf. Mal 3, 1-3.

32 Tm 4, 8.

4 Mt 26, 64 ; cf. 24, 30 ; Mc 13, 26 et 14, 62 ; Lc 21, 27 ; 1 Th 4, 17.

5 Ap 22, 17 et 20.