Notes d’homélie du p. MD Philippe, sur Ste Thérèse d’Avila

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Sainte Thérèse d’Avila

Ce que la grande sainte Thérèse nous apporte, c’est la docilité à l’Esprit Saint ; et la docilité à l’Esprit Saint nous conduit toujours à l’oraison, parce que ce que l’Esprit Saint désire nous enseigner, nous apprendre, c’est bien ce grand mystère de l’oraison, c’est de recevoir la parole de Jésus d’une manière toute divine, de l’intérieur, et non pas comme une parole étrangère. La parole de Jésus pour nous est une parole qui est plus la nôtre que celle de n’importe quel théologien ou spirituel, parce que Jésus est plus intime à nous-même que nous ne sommes intimes à nous-même. (…)

L’oraison, c’est bien entrer par la porte étroite dans le mystère du Père ; c’est bien découvrir, par tout ce que Jésus nous dit dans l’Evangile, cette intimité, ce silence divin et éternel, l’attraction que le Père exerce sur son Fils bien-aimé. Cette attraction, Jésus veut nous la donner pour que nous comprenions de mieux en mieux son appel sur nous. (…)

Supplions la grande Thérèse de nous donner cette pureté dans nos désirs, cette limpidité dans notre oraison, pour que ce soit le Père, sa volonté, qui nous transforme et qui nous prenne entièrement. Que Marie maintienne dans notre cœur cette fidélité à son amour.

Père Marie-Dominique Philippe, Homélie, 15 octobre 1996