Dernière homélie du p. MD Philippe, le 20 juillet 2006

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 Homélie du 20 juillet 2006

Saint Elie

Lc 9, 28-36

Ce grand mystère de la Transfiguration est à la fois un mystère de silence et un mystère de lumière. Les Apôtres ont été entraînés par Jésus, ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient, c’était Jésus qui les entraînait. N’oublions pas que quelquefois, dans nos oraisons, c’est ce qui arrive : on est entraîné par Jésus, et comme des enfants, on est conduit là où on ne veut pas aller. Les Apôtres sont conduits par Dieu lui-même, et c’est un mystère de présence, un très grand mystère de présence. A certains moments de notre vie, nous avons besoin de cette présence. Et Marie nous y conduit, elle nous a choisis pour cela, mais elle sait bien que c’est par elle que cette présence se fait si forte : la présence de celui qui est envoyé par le Père pour être notre lumière, pour être notre force, pour être celui qui nous apprend à aller jusqu’au bout de ce que le Père réclame de nous. C’est grâce à Marie et c’est par elle que nous avons cette force, qui n’est plus de nous mais qui vient de l’Esprit Saint, et qui nous permet de réaliser pleinement ce que Dieu réclame de nous, d’être tout à lui.

Ce mystère de la Transfiguration est un mystère qui nous prépare à la Croix, et le mystère de la Croix nous apparaît comme sagesse grâce au Saint-Esprit. C’est le Saint-Esprit qui, au-dedans de nous-mêmes, nous transforme et fait que ce qui serait simplement un acte d’obéissance devienne un acte où l’on obéit pour vivre vraiment de la volonté du Père pour nous, cette volonté du Père qui s’enracine dans l’Ancien Testament mais le dépasse, et qui se réalisera parfaitement dans le mystère de la sagesse de la Croix.

C’est ce mystère-là que nous devons demander à Jésus de nous donner, de nous donner pleinement pour que nous puissions en vivre de la manière la plus parfaite possible et être tout entiers donnés à cette lumière, à cet amour.

Soyons de plus en plus certains de cette conduite de Dieu sur nous. Nous avons soif d’être présents à la Croix, d’être des disciples bien-aimés qui vivent de la Croix du Christ, et c’est bien là que Jésus nous attend, que Jésus nous éclaire et nous fortifie. Demandons de plus en plus à l’Esprit Saint de nous donner cette force intérieure qui nous permet d’aller jusqu’au bout dans la simplicité d’un regard d’enfant : c’est le Père qui nous appelle, c’est le Père qui nous attire, c’est le Père qui veut que nous soyons tout à lui.

Père Marie Dominique Philippe