Notes de lecture du p. MD Philippe, sur l’Assomption

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L’Assomption de la Vierge Marie

Il est très difficile de parler de la gloire. On peut parler de la joie et de la souffrance, mais la gloire est toujours un mystère qui nous dépasse. Marie, dans la gloire, est dans ce très grand silence de l’amour et de la victoire de l’amour; et pourtant Marie, que nous fêtons aujourd’hui, est très proche de nous. Nous, nous sommes dans le temps; nous consacrons donc durant l’année un certain nombre de jours à fêter Marie. Mais au ciel, c’est tous les jours l’Assomption. L’Assomption, c’est la fête éternelle. Nous, nous la fêtons un jour par an, mais c’est une fête d’éternité. C’est cela qui caractérise le mystère de l’Assomption, et qui lui donne quelque chose de si extraordinaire, qui ne peut être vécu que d’une manière contemplative. C’est vraiment une fête qui ne peut être vécue que d’une manière contemplative : elle est là pour nous montrer que nous sommes faits pour le ciel. Notre béatitude plénière nous est montrée par Marie et en Marie.

Dans la charité, nous vivons du mystère de l’Assomption. Le mystère de l’Assomption, d’une façon très particulière, ne peut être vécu que par le cœur, que dans la charité. Ce n’est pas un mystère lointain. C’est un mystère qui est là, proche, tout proche. Dans la charité, le mystère de l’Assomption est ce que nous devons vivre actuellement, et ce que nous vivrons éternellement. Puisque nous sommes dans la foi, nous savons que notre intelligence ne le vit que dans l’obscurité : le mystère de la Dormition et de l’Assomption est le passage de la foi (la foi de Marie achevant son pèlerinage) à la vision béatifique; c’est son entrée dans la gloire, dans le mystère de son Fils et de la Très Sainte Trinité. Le mystère de la Dormition et de l’Assomption est bien le passage du dernier acte de foi de Marie – acte de foi le plus parfait qui ait existé, le plus certain, le plus intense, mais en même temps le plus obscur – à la plénitude de la vision béatifique.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence, 15 août 1986, publiée dans le livre « L’Etoile du Matin »