Notes de lecture du p. MD Philippe, sur la vie dominicaine

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La vie dominicaine

Je vois les Dominicains comme des contemplatifs et des gens qui aiment à réfléchir sur la parole de Dieu et à la communiquer. Je voyais le père Dehau comme une grande figure dominicaine. Il n’était pas le seul Dominicain que je connaissais, puisque mon frère, le père Thomas, était entré quelques années avant moi (il y a sept ans de différence entre nous); mais le père Dehau restait pour moi le Dominicain, et c’est à travers lui que j’ai compris ce qu’est la vie dominicaine. Et pour le père Dehau, c’était net: le Dominicain est un contemplatif consacré à Jésus, un contemplatif qui assume la doctrine pour pouvoir la communiquer aux autres -une doctrine non pas sèche, mais aimante et aimée, qu’on puisse communiquer aux autres. Donc, contempler les mystères pour pouvoir les communiquer aux autres, de mille façons. La vie dominicaine était alors une vie très régulière, très belle.

J’ai fait à Amiens un noviciat simple dont j’ai gardé un souvenir merveilleux, de simplicité, de grâce avec Dieu. Cela a été un temps de noviciat très riche. J’étais le plus jeune, mais la moitié avait moins de vingt-trois ans et l’autre moitié plus, jusqu’à trente-deux ans. Les petits jeunes étaient évidemment choyés par les plus âgés.

Père Marie-Dominique Philippe, « Les Trois Sagesses », p 205