Témoignage d’Adelina, Roumanie

Publié le Mis à jour le

J’ai connu la Communauté St. Jean pendant que j’étais étudiante, par les frères apostoliques, à Cluj-Napoca, Roumanie. J’ai été très attirée par leur enseignement philosophique.

Après que j’ai fini mes études, j’ai décidé d’aller à Bucarest pour participer à l’école de vie. Ici j’ai rencontré pour la première fois le Père M.D.Philippe qui est venu en Roumanie. Il nous a parlé sur la charité fraternelle et l’unité des chrétiens, dans la lumière de St. Jean. Je me rappelle le p. Iustin de l’église Stavropoleos qui l’a reçu et il a reconnu que le Père MD Philippe a parlé dans la ligne des saints pères de L’Eglise. Moi-même, j’ai été tellement nourrie spirituellement puisque l’enseignement philosophique et théologique éveillait mon intelligence sur la tradition de ma propre Eglise Orthodoxe, dans laquelle j’ai grandie.

Après l’école de vie à Bucarest, le prêtre qui était mon père spirituel m’a conseillé d’aller à St. Jodard pour suivre les cours du Père Philippe, pour bénéficier directement de sa sagesse et de sa paternité spirituelle. Il me disait: « Peu importe ce que tu vas faire dans la vie, mais cela va t’aider dans ta vie chrétienne d’écouter ce qu’enseigne un homme saint ». J’ai passé trois années à St. Jodard comme étudiante et aussi dans la Communauté des Soeurs contemplatives. Je me suis confessée au Père Philippe plusieurs fois. Il m’a reçue toujours avec une charité paternelle, très ouverte, avec beaucoup de respect pour « la petite orthodoxe » et pour l’Eglise Orthodoxe. Il soutenait que j’étais un ferment d’unité entre les deux Eglises. Je n’ai jamais sentie aucune pression sentimentale ou religieuse de sa part. Cela me fait honte de pouvoir penser à une telle attitude de sa part. Je n’ai jamais mis en doute l’intégrité, la sainteté de sa vie, vécue selon les trois vœux de la vie monacale.

Je continue de vivre dans l’esprit des trois voeux de chasteté, pauvreté et obéissance, dans une communauté des soeurs orthodoxes. Selon la tradition de notre Eglise, j’étudie les anciens pères de l’Eglise. Je voudrais vous donner un texte révélateur de St. Hesichie du Mont Sinaï qui a vécu au premier millénaire. Il dit: « Ne vous occupez pas de supposer des mauvaises choses sur les autres, car c’est vous-mêmes qui vous éloignez de la vérité ». L’intelligence sera empoisonnée par les mauvaises suppositions. Je suis sûre que tous les disciples de St. Jean savent que la bonne nourriture pour l’intelligence est la vérité dans la lumière de Dieu. D’ailleurs du côté de Dieu, il est propre aux saints et aux anges de mettre en lumière le bien, ce qu’un homme a fait de bon pour être béni de Dieu et il est propre au démon et à ses serviteurs de comptabiliser et de publier les fautes et les péchés, afin que l’homme soit condamné. N’est ce pas terrifiant de voir de quel côté se situent ceux qui accusent le Père Philippe? Dans une attitude tout à fait maternelle, je prie ceux qui jugent le Père Philippe de veiller sur eux- mêmes.

Adelina Elena, Roumanie
18.07.2013