Mois: juin 2014

Témoignage d’un frère, Algérie

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Extraits :

 » J’oserais dire que le père Marie-Do m’est toujours apparu (et ce bien avant que j’entende parler des frères de St Jean) ainsi qu’aux milliers de personnes en recherche, ou assoiffées de Dieu, qui ont eu la grâce de le rencontrer, de participer à une de ses messes ou d’assister à une de ses conférences, comme un des plus grands témoins et dons de Dieu pour l’Eglise et pour notre humanité du XXème siècle ouvrant au IIIème millénaire. D’une envergure similaire à celle du pape Jean-Paul II ou de Mère Teresa. Et je crois que c’est l’impression qu’il faisait partout comme mère Teresa ou le pape Jean Paul II : des êtres exceptionnels et des vies totalement données à Dieu et rayonnant partout sa miséricorde et son amour pour les âmes.

Il est aussi l’homme de Dieu, le prêtre, le guide spirituel, le prédicateur et l’enseignant, le maître de sagesse, le disciple du Christ, son apôtre et son prophète, le plus extraordinaire que j’ai jamais pu connaître. Tout en lui respirait la pureté, la présence et le don de Dieu, son amour, sa miséricorde et sa lumière.

C’était un homme immergé en Dieu, dans l’amour, la ferveur, la sagesse et la miséricorde de Dieu, et ce presque continûment, quelle que pût être son extrême fatigue. Il n’avait pas une minute à lui. Il était donné à Dieu et voué aux âmes, comme asservi à leur service, en tant que témoin et instrument de Dieu et de sa Miséricorde, et ce tous les jours, sans interruption, sans répit, depuis tôt le matin jusque très tard dans la nuit. Pour le salut ou même le réconfort d’une âme à l’hôpital ou en asile psychiatrique, il pouvait voyager toute une nuit entre deux ministères, retraites ou conférences, traverser toute la France pour une âme dans le besoin alors que son emploi du temps était surbooké. Lire la suite »

Testimonio de una hermana, Francia

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Conocí al padre Philippe en los años 80, en ese entonces tenía 20 años y, a diferencia de muchas otras personas, no fue un profesor lo que encontré en primer lugar, sino un sacerdote atento, sencillo y lleno de bondad.

En efecto, lo conocí primeramente en el seno de mi familia. Nuestros orígenes comunes (Lille), mi vínculo, mediante el Arca, con el padre Thomas Philippe, su hermano mayor, y las diferentes vocaciones religiosas de mis hermanos y hermanas (de los cuales dos hermanos estaban en ese entonces en la comunidad San Juan), hicieron que el padre Philippe estuviera más atento a mi familia.

En cuanto al profesor, lo descubrí primeramente de manera mediática. En efecto, mi padre quiso conocer personalmente al hombre que, por medio de su enseñanza, había atraído a sus dos hijos mayores a su comunidad naciente. Entonces fue a seguir los cursos de filosofía que el padre daba en París el sábado. Ese año, el padre Philippe daba un curso de ética, mi padre regresó muy cautivado… Enseguida yo tenía derecho a una explicación durante todas las semanas que seguían a los cursos. Confieso que estaba fascinada por la manera como el padre Philippe supo cautivar la inteligencia de mi padre, que estaba impresionado de ver la profundidad de su mirada sobre la experiencia de la amistad y de la persona y que eso daba una nueva luz de esperanza para el mundo de hoy. Además, le gustaba ver que una mirada verdaderamente realista y sana sobre el hombre, iba en paralelo con la enseñanza del Evangelio y de la Iglesia. Fue gracias a estos cursos como mi padre entró en una confianza inquebrantable en el padre Philippe y en esta comunidad nueva, de la cual ya dudaba la Iglesia de Francia, que recibía a sus dos hijos. Y cuando tuve que anunciarle, poco tiempo después, mi deseo de irme con el grupo de muchachas que querían ponerse bajo la protección del padre Philippe para comenzar una vida religiosa, mi padre hizo este nuevo sacrificio en la confianza al padre Philippe. Lire la suite »

Testimony of a sister, Philippines

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I have met a saint in my life even if I have not encountered him personally. Thanks to the fruits of his mystical life—first , The Brothers of St. John and The Sisters of St. John, of which he has been uniquely chosen by God to be their founder and secondly, through his luminous writings—the THREE WISDOMS namely Philosophical wisdom, Theological wisdom and Mystical wisdom, as it were, welling up directly from the Source.

In August of 1996, I have been so blessed to attend a Retreat preached by a priest ( Fr. Dominique ) who belong to the Brothers of St. John in a Carmelite monastery here in the Philippines. The preaching was so efficacious, so full of light, so full of wisdom which bore a kind of authority and unction from the Holy Spirit that touched the hearts of every sister in my Community—a preaching such as we have never heard before.

The priest was very prayerful, always lying prostrate in front of the Blessed Sacrament and was so fervent that the sisters cannot but be touched by the way he celebrated the Holy Mass and by the way he listened to our Confession. Lire la suite »

Notes de conférence du p. MD Philippe, sur l’Eucharistie

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Conférence sur le mystère de l’Eucharistie

(pour la Fête-Dieu)

Le mystère de l’Eucharistie nous montre comme le point ultime de ce don : Jésus nous a aimés jusqu’au bout, « jusqu’à la fin ». Saint Jean nous rappelle cela juste avant le lavement des pieds et l’institution de l’Eucharistie : Jésus nous a aimés jusqu’à la fin. Cette fin, pour nous, sur la terre, c’est le mystère de l’Eucharistie ; et c’est le mystère de la gloire. L’Eucharistie ne peut se saisir et se contempler que dans cette lumière, une lumière de pur amour. C’est pour cela que saint Thomas nous dit avec force : c’est seulement par la foi, par la foi seule, sola fide, que nous pouvons adhérer à cette présence d’amour ; la foi seule nous permet de découvrir que le Christ nous a aimés jusqu’au bout dans ce don de l’Eucharistie et que ce don nous oriente directement vers le mystère de la gloire. L’Eucharistie est le sacrement qui nous fait passer de la terre à la gloire : c’est le viatique. Chaque communion est un viatique qui nous fait passer de la terre, où nous sommes et où nous vivons, au mystère de la gloire. (….)

Dans l’Eucharistie, tout est très dépouillé ! C’est un dépouillement extraordinaire, parce qu’on passe d’un symbolisme religieux à une réalité divine de pur amour. L’amour simplifie tout et réclame une très grande simplification. C’est pourquoi ceux qui ne sont pas à ce même niveau d’amour risquent toujours de considérer que cela n’a plus de signification. L’Eucharistie est un sacrement d’amour au sens le plus fort, d’amour divin. C’est pour cela qu’il y a, à la Cène, cette simplification de la Pâque de la première Alliance. Jésus a vécu la Pâque de la première Alliance et l’a achevée à travers l’institution de l’Eucharistie. Jésus savait bien ce qu’il faisait : il avait une sensibilité plus grande que la nôtre, un sens plus affiné du symbolisme religieux. Il était bien plus religieux que nous, et comprenait donc infiniment mieux que nous ce que représentait la Pâque de la première Alliance. Jésus n’en rajoute pas. C’est ce que nous aurions fait : nous faisons toujours comme cela : nous en rajoutons parce que nous n’aimons pas assez, parce que nous n’atteignons pas l’amour dans ce qu’il a de tout à fait fondamental. L’amour simplifie, pour nous mettre en présence du don dans ce qu’il a de plus absolu, de plus pur, de plus grand. C’est bien ce que Jésus réalise pour les Apôtres et pour nous, sous le mode d’un testament. (…)

Père Marie Dominique Philippe, Conférence, 11 janvier 1987

 

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur la victoire de l’amour

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Sur la victoire de l’amour

Nous savons bien que la lutte continuera, que les tentations seront fortes et que nous continuerons de vivre auprès d’hommes et de femmes qui refusent cette victoire de l’amour et qui luttent contre ce feu divin, cette lumière divine ; mais nous aurons en nous une nouvelle force qui nous viendra directement du Christ, nous aurons en nous-mêmes l’amour du Christ victorieux de la mort et de toute souffrance ; et ce feu nous donnera une lumière intérieure qui, elle aussi, viendra directement de Jésus puisque c’est la lumière du Verbe ; et nous comprendrons qu’un jour nous verrons le Père, le Fils et l’Esprit Saint dans cette lumière que nous proclamons aujourd’hui : Lumen Christi ! La lumière du Christ ressuscité c’est la lumière du Verbe, qui est source de la gloire qui est dans le coeur du Christ, et de la victoire qui est dans le coeur de Marie, et de cette même victoire qui est dans notre coeur.

Père Marie Dominique Philippe, « J’ai soif » p 259

 

Témoignage d’une soeur, de France

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J’ai rencontré le père Philippe dans les années 1980 alors que je n’avais que 20 ans et à la différence de beaucoup, ce n’est pas un enseignant que j’ai rencontré en premier, mais un prêtre attentif, simple, plein de bonté.

En effet, je l’ai d’abord rencontré au sein de ma famille. Nos origines communes (Lille), mon lien par l’Arche avec le père Thomas Philippe, son frère aîné, et les différentes vocations religieuses chez mes frères et soeurs (dont deux frères à l’époque dans la communauté Saint Jean), ont rendu le père Philippe plus attentif à ma famille.

En tant qu’enseignant, c’est d’abord de manière médiatisée que je l’ai découvert. En effet, mon père a voulu connaître personnellement l’homme qui, par son enseignement avait attiré ses deux fils aînés dans sa communauté naissante. Il est donc allé suivre les cours de philosophie que le père donnait à Paris le samedi. Cette année-là, le père Philippe donnait un cours d’éthique, et mon père est revenu très emballé… J’avais ensuite droit à une explication pendant toutes les semaines suivant ses cours. J’avoue que j’avais été subjuguée de la façon dont le père Philippe avait su captiver l’intelligence de mon père. Celui-ci était frappé de voir la profondeur de son regard sur l’expérience de l’amitié et de la personne et que cela donnait une nouvelle lumière d’espérance pour le monde d’aujourd’hui. De plus, il aimait voir qu’un regard vraiment réaliste et sain sur l’homme allait de paire avec l’enseignement de l’Evangile et de l’Eglise. C’est grâce à ces cours que mon père est entré dans une confiance inébranlable dans le père Philippe et en cette communauté nouvelle, déjà soupçonnée dans l’Eglise de France, qui recevait ses deux fils. Et quand j’ai dû lui annoncer quelques temps plus tard mon désir de rejoindre le groupe de jeunes filles qui voulaient se mettre à l’ombre du père Philippe pour démarrer une vie religieuse, c’est dans la confiance au père Philippe que mon père a fait ce nouveau sacrifice. Lire la suite »

Testimonio de un hermano, Francia

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Soy sacerdote de la Congregación San Juan, en la cual entré en 1988, ahora tengo 44 años. Entre 1988 y 2006 tuve numerosas oportunidades de seguir las enseñanzas del padre Marie-Dominique Philippe, de verlo vivir en medio de nosotros y de encontrarlo personalmente. Es por ello quisiera, aquí, brevemente, sobre todo, dar testimonio de su vida « totalmente entregada al Señor y a sus hermanos », como lo escribió el papa Benedicto XVI el 26 de agosto de 2006m en su mensaje enviado al Prior general unas horas después de la muerte del padre Philippe.

La profundidad de sus enseñanzas sobre el amor espiritual humano y sobre la caridad divina muestra que tenía una gran experiencia de ello. Y de hecho, no se contentó de hablar del amor, lo vivió en acto y en verdad en medio de nosotros. Puedo dar testimonio de que, personalmente, siempre lo vi vivir del don desinteresado de sí en el amor sin reserva, a menudo hasta el agotamiento… creo que podemos decir que era un hombre que vivía lo más posible para Dios y para los demás, con el deseo de no guardar nada para sí mismo. Lire la suite »