Notes d’homélie du p. MD Philippe, sur le temps du Cénacle

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Temps du Cénacle

Marie est si proche des Apôtres et de nous-mêmes, dans cette attente de l’Esprit Saint. La pauvreté spirituelle, vécue sous le souffle de l’Esprit Saint, agrandit notre cœur en y mettant comme un abîme d’appel, de cri vers l’Esprit Saint. L’Esprit Saint ne peut être reçu dans notre âme, dans notre cœur, que s’il y a cet abîme de pauvreté, de dénuement, de mort à nous-mêmes pour que nous soyons transformés par l’Amour. La Lumière, le Verbe de Dieu, nous est donné à travers l’Incarnation, et l’Esprit Saint, l’Amour, nous est donné directement, sans adaptation, sans incarnation, tel qu’il est dans le mystère même de la Très Sainte Trinité. C’est pour cela qu’il faut que nous vivions ce dépouillement à l’égard de nous-mêmes, cette pauvreté intérieure, pour pouvoir recevoir ce feu brûlant d’amour, ce feu personnel tel qu’il est dans le mystère même de Dieu, tel qu’il est comme fruit immédiat de l’amour du Père et du Fils dans l’unité. Le fruit de cet amour, le fruit de cette unité, nous est donné tel qu’il est en Dieu pour nous élever, pour nous purifier de nous-mêmes, nous dépouiller de nous-mêmes, pour que nous puissions être dans cet état extatique, cette sortie de nous-mêmes, sous ce souffle d’Amour…

Seule la Vierge Marie, seule une mère, peut nous apprendre cette profondeur de la pauvreté. C’est pour cela que Marie nous est donnée comme mère : pour nous apprendre à recevoir l’Esprit Saint. Pour cela il faut qu’elle-même le reçoive en plénitude, pour nous apprendre à vivre de l’Amour. L’Esprit Saint nous est donné pour cela, pour que nous vivions de l’Amour et que l’Amour nous prenne tout entiers, qu’il n’y ait plus que cela.

Père Marie Dominique Philippe, Homélie, 27 mai 1995