Ouvrier de la sagesse

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Le p MDP, ouvrier de la sagesse
Le p MDP, ouvrier de la sagesse

Le père Marie-Dominique Philippe, ouvrier de la sagesse.

Benoit Emmanuel Peltereau-Villeneuve, entretiens avec Ariane Schwitzgelbel

Edition Parole et Silence, 2012

Originalité du livre :
L’année 2012 aurait été l’anniversaire des 100 ans du père Philippe. À ce jour, aucun livre n’a encore été écrit sur lui.

Quels sont, dans votre livre, les principaux thèmes susceptibles d’intéresser le public ?
Le parcours d’un religieux dominicain entièrement donné à la recherche de la vérité, tant à travers son enseignement universitaire qu’à travers ses très nombreux écrits, en philosophie et en théologie.
Le religieux inlassablement homme miséricorde.
La redécouverte d’une éthique du bonheur et de l’amitié qui libère la personne.
Le fondateur de la Communauté des frères de Saint-Jean, fidèle, libre et audacieux.

Passages du livre particulièrement suggestifs :
« Le père Marie-Dominique n’était en rien un homme à baptiser un mal, il était trop réaliste pour cela ! Il savait distinguer entre le mal, tel qu’il a été commis, et la personne qui l’a accompli. Il savait toujours recevoir la personne avec une extrême sollicitude. Mais cela ne l’empêchait jamais de considérer les exigences du bien commun dont il était le gardien, ce qui pouvait l’entraîner à prendre des décisions nécessaires à un bon exercice de la justice. Dans son intention de miséricorde, il avait toujours en vue de sauver les personnes. Il nous encourageait sans cesse à vivre ce dépassement  – “Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux” (Lc 6, 36). »

« L’homme miséricordieux a le profond désir d’épouser le regard du Christ sur la personne à qui il fait miséricorde, en sachant que cela demande un don total de soi-même, le don de toute sa vie dans la foi. »

« Redécouvrir avec force la place de l’expérience humaine de l’amitié, capable de donner un sens à la vie humaine, découvrir là le lieu où la responsabilité est la plus grande, distinguer et ordonner les différents amours (amour spirituel, amour passionnel, amour instinctif) ne peut que contribuer à la croissance de tout le développement de l’agir humain. »

« L’enseignement de sagesse du père Philippe est comme une source vivante qui jaillit toujours. N’est-ce pas le propre de la sagesse d’éclairer l’homme au-delà du temps et des cultures ? N’est-ce pas le propre de la sagesse de ne jamais vieillir, puisqu’elle nous permet de contempler le mystère de Dieu qui est au-delà du temps ? N’est-ce pas le propre de la sagesse d’apporter de vraies réponses aux interrogations du monde d’aujourd’hui ? N’est-ce pas dans la lumière de la source que toutes les limites et les blessures dues à nos conditionnements peuvent être dépassées et assumées ? C’est certainement dans cette lumière que nous pouvons recevoir l’enseignement du père Marie-Dominique comme l’enseignement de toute une vie donnée à la recherche inlassable de la vérité. »

Résumé court du livre :
Frère Benoît-Emmanuel présente l’expérience qu’il a eue pendant vingt ans auprès du père Marie-Dominique Philippe. Il nous fait découvrir avec passion le prêtre, le docteur, l’homme libre, l’« ouvrier de la sagesse » dont la vie a été entièrement consacrée à la recherche de la vérité au service des hommes et de l’Église.

Résumé long du livre :
C’est un devoir de fidélité à l’héritage reçu du père Marie-Dominique Philippe qui a poussé frère Benoît-Emmanuel à réaliser avec Ariane Schwizgebel ce livre d’entretiens. Il y présente la personnalité d’un homme d’exception qui a consacré toute sa vie à la recherche de la vérité au service des hommes et de l’Église. Les thèmes sont abordés simplement et dans un style direct. On y découvre le philosophe, le théologien, l’apôtre qui n’a eu de cesse de conduire au Christ. Toute une vie jalonnée de rencontres, très particulièrement marquée par celles du père Pierre-Thomas Dehau, auprès duquel il découvre la vie dominicaine , de Marthe Robin qui l’encourage dans la fondation de la Communauté Saint-Jean, du pape Jean-Paul II qui le confirme dans toute sa recherche intellectuelle des trois sagesses.

Redécouvrir avec force la place de l’expérience humaine de l’amitié, capable de donner un sens à la vie humaine, découvrir là le lieu où la responsabilité est la plus grande, distinguer et ordonner les différents amours (amour spirituel, amour passionnel, amour instinctif) ne peut que contribuer à la croissance de tout le développement de l’agir humain. Telle a été la recherche éthique du père Philippe, un des axes majeurs de tout son enseignement philosophique.

Le père Philippe fut un homme de miséricorde dont le désir le plus profond était d’épouser le regard du Christ sur la personne qui en recevait la grâce. Il percevait combien cela exigeait l’offrande de toute une vie dans la foi.

Il est à l’origine de la Famille Saint-Jean, fondée dans les années 70, quelques années après le concile Vatican II, qui fut pour lui une immense lumière d’espérance pour le renouveau de l’Église.