Article du p. MD Philippe, sur la vie religieuse

Publié le Mis à jour le

La vie religieuse

Notre consécration par les voeux de pauvreté, de chasteté (impliquant, plus profondément encore, l’esprit de virginité) et d’obéissance, sont (si j’ose dire) à la taille de l’Immaculée Conception. C’est pour cela que, dans la mesure où nous les vivons avec Marie, dans son coeur, ils sont une anticipation de ce que nous vivrons éternellement dans le ciel. Nous anticipons le ciel.

A cause de cela on a toujours considéré la vie religieuse comme un témoignage de l’espérance eschatologique. La vie religieuse, c’est le ciel qui vient sur la terre, c’est-à-dire dans notre âme. Le religieux est celui qui désire que le ciel prenne prossession de son âme et de tout lui-même.

Et plus nous approchons du terme, c’est-à-dire du retour du Christ, plus l’esprit des conseils évangéliques doit d’emparer de notre âme, pour que cette venue de Jésus se réalise dans toute sa force. Car Jésus vient d’abord intérieurement. Pour sa première venue, les Pères de l’Eglise nous disent que Marie « a conçu dans son coeur avant de concevoir dans sa chair » –prius concepit in corde quam in carne. Pour la seconde venue de Jésus, pour son retour, il y a quelque chose de semblable: il faut que le retour du Christ soit d’abord vécu in corde par la vie religieuse. C’est en ce sens que la vie religieuse anticipe la venue de Jésus dans la gloire.

Père Marie-Dominique Philippe, « L’Esprit et l’Epouse », article paru en juin 1997