Témoignage d’une soeur, du Mexique

Publié le Mis à jour le

18 juin 2013

J’écris cette lettre poussée par l’exigence de la recherche de la vérité, de la justice et de la fidélité à celui qui est mon père et qui en ce moment est victime de calomnies. Que mon témoignage puisse contribuer à ce que la vérité de la sainteté de la vie du père Marie Dominique Philippe éclate.

J’ai rencontré le père la première fois à st Jodard alors que j’étais étudiante de philosophie à l’école st Jean auprès des sœurs en 2004. Je suis entrée dans son bureau et nous avons eu une petite rencontre toute simple, il a été très respectueux et accueillant.

Je venais du Mexique après un long chemin de recherche. Depuis longtemps, je cherchais quelqu’un de sage, je cherchais la sagesse, mais je ne l’ai pas trouvée ni à l’université, ni dans ma famille, ni parmi mes amis, ni dans mon travail…. donc je me suis décidée à aller à sa recherche et je suis allée à st Jodard pour prier et pour étudier la philosophie. J’ai assisté aux cours du père Philippe et je ne comprenais au début pas grande chose, mais, il se posait des questions, mes questions : quel est le sens de la vie ? pouvons nous découvrir Dieu avec notre intelligence ? Qu’est-ce que c’est la vérité ? La foi et l’intelligence s’opposent-elles ? Enfin, j’ai trouvé un sage ! Son enseignement n’était pas universitaire, ou pour passer des examens. Non, c’est un enseignement qui change la vie, qui nous transforme en personnes plus humaines, de l’intérieur, qui réveille et purifie notre intelligence endormie et notre capacité d’aimer.

Le père Philippe était un sage, un homme qui nous regardait dans la lumière de Dieu.

Avec le père Philippe, j’ai trouvé un ami puisque comme il le dit dans son livre « Lettre a un ami » : « Ce que nous unit et qui fait notre amitié, c’est la recherche de la vérité ». Il ne s’arrêtait pas aux choses secondaires ni extérieures. Il cherchait la vérité non seulement pendant les cours mais cette quête de Dieu prenait toute sa vie.

J’ai pu voir pendant ces deux ans et demi passés auprès du père Philippe, sa soif de Dieu, son immense désir de voir Jésus face à face, sa soif de la Vision Béatifique qu’il a transmis à ses enfants. Il était plein d’espérance en la vie éternelle.

Je suis sûre que ce qu’il prêchait, il le vivait. Le père Philippe était pur, il avait un cœur pur, une intelligence purifiée, une sensibilité purifiée. Jamais je n’ai vu dans le père Philippe des attitudes ou gestes contraires aux trois vœux.

Il nous a appris l’amour pour notre Saint-Père, l’obéissance par amour à ses désirs, à être de vrais fils de l’Eglise, de s’offrir avec Jésus pour son Eglise. Le père Philippe était pauvre, il nous rappelait fréquemment que notre communauté était la benjamine, la plus petite, la plus pauvre.

Mais ce qui m’a plus touché dans la personne du père Philippe c’est sa manière de vivre le sacrifice de la messe chaque jour, avec une grande intensité. Il était réellement devant la présence sacramentelle du Christ, celui à qui il avait consacré sa vie. Il faisait un avec Jésus, et lui-même, à la suite de Jésus, était le pain de ses frères et sœurs. Il était complètement donné aux autres, même si physiquement il était épuisé. Il ne gardait rien pour lui, tout ce qu’il vivait, il le communiquait. Sa manière de vivre de l’Eucharistie me faisait dire bien souvent : « Je connais un saint, le père Philippe est un saint, un amoureux de Jésus et qui est plein d’amour pour nous ses enfants. »

L’influence que j’ai reçue du père Philippe en ces deux ans et demi vécues en sa présence, c’est le désir de sainteté. J’ai découvert ma vocation, mon désir de me consacrer toute entière à Jésus, à la Très Sainte Trinité, grâce à lui. C’est ça le fruit de mes rencontres avec lui, de son enseignement, de ses messes et confessions. En lui, j’ai découvert un père, père de ma vie spirituelle qui sûrement veille sur moi et sur nous tous ces enfants qui sont encore en chemin.

Une soeur

Mexique