Témoignage de Marcela, du Mexique

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(traduction)

Saltillo, Coahuila, le 21 juin 2013

J’ai fait oblature le 5 février 1998, cela faisait déjà quelques années que je connaissais la Communauté Saint Jean, qui m’a bouleversée. Puis quand j’ai su que le père Philippe allait venir, j’ai désiré le connaître ; ce que je puis dire, c’est que ce premier contact avec le père.Philippe a marqué ma vie. C’était le 13 septembre 1998. C’est en assistant aux messes qu’il célébrait, et concélébrait avec des frères, à la paroisse françaises de la ville de Mexico que je l’ai connu, et aussi lors d’une messe à la basilique Notre Dame de Guadalupe. Là, je me suis rendue compte combien tous les frères vivaient le moment de la consécration, avec un amour si intense pour Jésus-Eucharistie, amour que leur transmettait le père Philippe. Cet amour pour Saint Jean, pour Marie était palpable, mais surtout cet amour pour Jésus dans l’Eucharistie. Je le voyais, et bien que physiquement, c’était une personne âgée, il avait une jeunesse, une force, vous parlant avec autorité, transmettant Jésus.

Ensuite, du 15 au 19 septembre, à Saltillo, il prêcha quelques conférences grâce auxquelles cette attraction de mon intelligence et de mon coeur a beaucoup grandie : le 16 septembre, ce fut une conférence sur « Foi et intelligence » ; le 18 septembre, il y eu quelques oblatures ; le 19 septembre, une conférence sur Notre Dame de la Salette.

Il est très difficile d’exprimer par des paroles tout ce qu’il transmettait, mais cela a atteint le plus profond de mon être. Au sujet de la recherche de la vérité –c’était la première fois que j’écoutais de la philosophie avec cette profondeur- comme quelque chose qui vous dit : CECI EST, et alors la soif grandit, non pas une soif de connaître, mais pour que votre vie se fasse, et je crois que c’est cela entrer dans l’Evangile afin d’en vivre.

De Saltillo, il s’en alla à Monterrey, et bien sûr, j’y allais aussi ; il donna quelques conférences. Le 20 septembre, conférence sur « l’Esprit Saint » (parlant en général de ses dons), et sur « l’Esprit Saint et la fécondité de Marie » ; le 21 septembre, conférence sur « la foi et l’intelligence ». Nous avons eu la messe dans le sanctuaire de Notre Dame de Guadalupe, où mon fils à ce moment là était enfant de choeur, et il reçut la bénédiction de servir cette messe avec le père Philippe.

De Monterrey, il s’en alla à Laredo, là bas, il prêcha une retraite et bénit la nouvelle chapelle des frères. Plusieurs d’entre nous sommes allés le trouver au couvent des frères et il nous reçut. Nous avons pu parler avec lui quelques minutes et cela a rempli mon coeur. Mon amour pour lui s’agrandit en l’écoutant parler avec tant de sagesse et cet esprit si jeune. En le voyant et en l’écoutant, je comprenais d’où venaient les frères et les soeurs de Saint Jean, je compris que de là venait cette attraction vers eux et vers elles ; j’écoutais la source, mais lui ne vous attirait pas vers lui, mais vous emportait vers Jésus, vers Marie, dans cet esprit de Saint Jean, du disciple bien-aimé. Et moi je désirais être le disciple bien-aimé de Jésus.

Il nous « embrassa » comme font les frères, en se cognant le front. Et je me dis seulement que toutes les fois où je pourrais avoir l’occasion de le rencontrer, de l’écouter, de vivre l’Eucharistie avec lui, je le ferai.

En l’an 2000, nous sommes allés en pèlerinage à Rome et en Terre Sainte, et grâce à Dieu, nous avons pu aussi aller en France, au couvent de Saint Jodard; là-bas, nous avons eu une autre rencontre avec le père Philippe, il parla avec les pèlerins, nous étions à peu près 16 personnes, cela dura quelques minutes, il nous donna sa bénédiction et nous « embrassa ».

Des années plus tard, j’appris que son état de santé était en baisse et qu’il faiblissait. Quand il mourut, ma tristesse fut très grande parce que je ne pourrai plus le rencontrer personnellement, mais il y avait aussi la joie d’avoir la certitude qu’il était retourné à la maison du Père.

Pour moi, avoir connu le père Philippe, ce fut connaître un saint homme, son esprit est là qui continue et je pense encore bien plus qu’avant ; ses enfants, les frères et les soeurs de Saint Jean, nous le transmettent. C’est pourquoi mon désir de recevoir tout son enseignement, sa sagesse est de plus en plus grand et je demande à Dieu son secours pour illuminer mon intelligence et pour Lui ouvrir mon coeur.

Il m’est impossible de laisser entrer en moi la moindre suspicion par rapport à ce qui se dit maintenant de lui, simplement je ne peux pas croire que quelques uns de ses fils puissent affirmer des choses pareilles. Je ne peux pas le comprendre et c’est un effort trop dur de le croire, simplement parce que quand on aime quelqu’un, on le connaît et quand on le connaît, on l’aime ; c’est cela le père Philippe pour moi et c’est ce qu’il sera toujours.

Dans le Coeur de Jésus : Marcela (Oblate de Saint Jean)