Témoignage d’une soeur missionnaire de l’Espérance

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(traduction)

A qui de droit

Lorsque j’ai eu la grâce de rencontrer le Père Marie Dominique Philippe j’étais alors supérieure régionale des Missionnaires de la Charité de la Région de Notre Dame de Jasna Gora, une région qui regroupe la Pologne, la République Tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie. C’est en Roumanie que j’ai rencontré le Père Philippe.

J’avais déjà pu découvrir l’enseignement du Père Philippe par le biais de plusieurs de ses frères, que j’avais invités à donner des séminaires et des retraites aux sœurs de la Région, ainsi qu’à travers ses livres. En fait, j’avais été tellement impressionnée par la pénétration si profonde que ses enseignements donnaient à la vie et au charisme que nous avions reçus de notre Fondatrice, Mère Teresa, que j’ai fait en sorte d’être sur place en Roumanie lors de sa visite. J’avais de même fait venir les sœurs des cinq différentes maisons en Roumanie afin que nous puissions recevoir son enseignement en personne. (Ce n’était pas une mince opération parce que dans trois de nos maisons résidaient des enfants handicapés, physiquement et mentalement, et pour que toutes les sœurs puissent venir il a fallu faire pas mal d’arrangements… Mais comme plusieurs sœurs n’avaient jamais rencontré Mère Teresa j’ai cru cette rencontre très importante, ayant senti que le Père Philippe avait quelque chose que nous connaissions en Mère Teresa.)

C’est le P. Mathieu qui m’a permis de rencontrer le père, accompagnée d’une autre sœur française… J’ai remercié le père de partager ses frères avec nous pour nous aider à recevoir son enseignement… et je lui ai aussi dit qu’il était « notre père », tout comme Mère Teresa était « notre mère », puisque de même que Mère Teresa nous avait donné une « vie », par son exemple et la vie qu’elle nous a transmise au milieu des plus pauvres, lui nous donnait un enseignement qui éclairait la vie de Mère Teresa.

Tandis que je parlais il m’a pris les deux mains dans les siennes et son regard, très sérieux lorsque je parlais, s’est mis à rayonner à mesure que la sœur traduisait et qu’il comprenait mes paroles… La rencontre a été très rapide. Je voulais seulement lui exprimer ma gratitude et lui dire que son enseignement était pour nous, Missionnaires de la Charité.

Au cours de ces quelques instants en présence du P.ère Marie Dominique, j’ai retrouvé la même expérience que j’avais connue avec la Bienheureuse Mère Teresa : celle d’être face à quelqu’un qui m’était totalement présent, qui était rempli d’amour et qui voulait recevoir ce que j’avais à dire…

Un frère m’a plus tard rapporté que le Père Philippe en quittant la salle s’était tourné vers lui et lui avait dit : « il semble que je sois leur père à elles aussi… »

Je suis désolée que ce soit si court, mais il s’agit de mon unique rencontre avec le Père Philipe. C’était une rencontre rapide, mais qui m’a donné l’impression de rencontrer un saint, quelqu’un qui connaissait profondément la personne humaine que j’étais et qui m’a vue avec les yeux de Jésus.

Une soeur missionnaire de l’Espérance