Témoignage de Beata, de Pologne

Publié le Mis à jour le

Varsovie,  le 1er août 2013

Chers Amis,

Je suis polonaise. J’ai 52 ans. Je suis une personne aveugle. Je vis seule.

J’ai rencontré pour la première fois le père Philippe au cours d’une retraite qu’il a prêchée en Pologne en 1995. J’ai été très frappée par la manière dont il parlait de l’Eglise. Dans les années suivantes, j’ai participé plusieurs fois à des retraites qu’il prêchait à St Jodard, une fois à Murat, et à une ou deux sessions de philosohphie. « Mon coeur brûlait quand il parlait et ouvrait les Ecritures » (cf Lc 24,32). Je l’ai rencontré au cours de chaque retraite. J’ai servi aussi d’interprète aux Polonais qui voulaient le rencontrer.

Il savait que je devais beaucoup à son frère – le père Thomas Philippe qu’il aimait tant. Il voulait tout faire pour rapprocher de Dieu les enfants spirituels de son frère. Je garde particulièrement en mémoire deux rencontres avec lui : la première – pendant la retraite à Murat consacrée à St Louis Marie Grignon de Montfort. Je lui ai demandé qu’il dise avec moi un acte de consécration à la Vierge. Il a dit : « Tout de suite » et il est allé chercher le texte. Cela a beaucoup approfondi mon amour pour Marie. Je sens très fort sa protection dans ma vie bien que je tombe par faiblesse. Le père disait qu’un acte de consécration vaut aux yeux de Dieu plus qu’un voeu. Il ajoutait que si l’on veut se donner à Dieu il faut le faire tout de suite, sans attendre. La deuxième rencontre très importante que je voudrais mentionner a eu lieu à St Jodard pendant la retraite johannique. Je me suis donnée alors à Dieu en devenant oblate de façon cachée, mais maintenant je le partage avec vous. Je l’ai partagé aussi à un père de St Jean, quand je suis retournée en France après 8 ans, l’année dernière. Cette oblature cachée a beaucoup approfondi ma foi et a donné alors un sens profond a ma vie.

Le père Philippe était pour moi un grand témoin de l’amour du Christ et de la vérité. Il était très concret et très transparent. A mon sens, c’était un prêtre très proche de Jésus. Une fois pendant la retraite, une dame s’est approchée de moi en demandant : « Est-ce que vous savez avec quel amour le père vous regarde ? » J’ai répondu : « Vous n’avez même pas besoin de me le dire, parce que j’en suis sûre, je le sens profondément ».

Ce qui m’a frappé dans l’enseignement du père Philippe, c’était son grand amour pour le Saint-Père. Pendant une retraite, après la publication d’une lettre « Rosarium Virginis Mariae », le père a changé de sujet annoncé auparavant, pour nous plonger tout de suite dans la pensée du Saint-Père. C’était – je crois – en 2002.

J’espère que ces quelques mots pourront vous aider.

En union de prière !

Beata